vendredi 25 avril 2008

Les camps provisoires





Durant le régime de Vichy, des camps provisoires sont donc créés. Ils permettent à des malheureux de venir y passer du temps, ils y reçoivent des soins de la Croix-rouge française, et du Cartel Suisse ( Nom de la Croix rouge suisse en 40 ). Des milliers de Juifs Hollandais, Espagnols ou Polonais sont " parqués " dans des dizaines de bâtiment construits en bois, et aux toits de tôle. L'état d'hygiène est désastreux. Et dès le fameux mois de juin 1942, les policiers français viennent surveiller ces camps. Ceux de Rievsaltes et Gurs notamment. Des hommes arrivent. Ils tiennent des listes dans les mains. Il longent les bâtisses en criant des noms, des centaines de noms. Alors, des files se forment. Des malades, des aveugles, des gens au bout de l'agonie doivent se rendre dans un entrepôts, ou des autobus et des camions attendent leur sinistre marchandise. Les pleurs, les cris déchirent le silence du camp de Gurs en été 42. Ailleurs, dans toute la France, c'est le même scénario. On réveille les gens la nuit, on les extirpe de leur sommeil, on arrache les parents des bras de leurs enfants. Dans le camp de Gurs, les départs se succèdent. La peur atroce pousse les pauvres habitants à se cacher partout : dans les champs, sous les toits, et même dans les trous servant de WC....
Quand certaines personnes ne peuvent prendre la route, elles sont remplacées. Les agents n'ont que faire des gens, c'est la quantité qui est importante !
Au fur et à mesure, les adultes disparaissent et les enfants se retrouvent orphelins. Mais les départs pour la Suisse s'organisent. Voici quelques photos d'Anne-Marie durant l'été 42. Ces photos sont prises dans le château de la Hille, ou la Croix-Rouge Suisse secours aux enfants recueille les jeunes, âgés jusqu'à 16 ans. Après cet âge, ils seront censés quitter le camp, pour rejoindre la Pologne ou l'Allemagne. Le château de la Hille fut épargné par la sauvagerie humaine, et les conditions étaient correctes.

Aucun commentaire: